Compte-rendu de la semaine du 2 au 7 mars

 

Devant les faits importants qui ont pu se dérouler cette semaine, et les fausses informations qui ont pu circuler à ce sujet, les étudiants grévistes tiennent à revenir sur ce qui s’est passé la semaine dernière.

 

Suite à l’AG du lundi 2 Mars, la grève et le blocage ont été reconduit pour une semaine sur le site de Tréfilerie. L’AG de gréviste qui a eu lie juste après décide notamment de bloquer le lendemain le personnel administratif.

 

Lundi soir la « nuit des grévistes » s’est déroulé dans un bon esprit, le président de l’université lui-même venant partager un verre de ti’punch avec les grévistes.

 

Mardi 3 Mars un blocage total est mis en place dès 7h00. A 14h00 une forte délégation de la présidence (environ 40 personnes) est venu nous signifier la fermeture administrative de la fac de Tréfilerie et nous demander de partir. Les arguments employés pour justifier cette fermeture (blocage du personnel administratif par les grévistes, occupation nocturne « potentiellement dangereuse ») n’étaient que des prétextes pour parvenir à leur seul objectif avoué: la reprise des cours dès le lendemain.

Devant notre refus de partir, une négociation s’est entamée tandis que le service d’ordre de la présidence bloquait l’entrée de la fac, et que planait la menace d’une intervention policière.

En fin d’après-midi, les étudiants grévistes annoncent qu’ils acceptent de laisser passer le personnel administratif dès le lendemain, prouvant ainsi sa bonne volonté et reconnaissant que la décision de la veille aurait mérité une meilleure concertation, notamment avec le personnel gréviste de l’UJM.

Malgré cela la fermeture administrative a été confirmée, ce qui nous a obligé à maintenir l’occupation nocturne des locaux, car le lendemain nous n’aurions pas pu re-rentrer dans la fac, et poursuivre l’occupation active qui en est faite. La fac est donc fermée administrativement le mercredi 4 Mars, le personnel de l’UJM ne travaille donc pas, la présidence concrétisant ainsi une situation qu’ils sont venus dénoncer la veille, alors même que les grévistes avaient finalement convenus de laisser passer le personnel…

 

Alors que le temps pris en début de semaine pour régler toutes ces questions, combiné à la fermeture administrative, nous a empêché de mener les actions prévues, la journée de jeudi a été un vrai bol d’oxygène pour tout le monde. La manif’ commune avec les personnels de la santé et l’AG qui s’en est suivi a été de l’avis de tous un moment très intéressant et riche d’enseignements.

 

La journée de vendredi a été malheureusement de nouveau une journée de palabres, puisqu’une équipe de médiateurs a été missionnée (faites d’élus étudiants et enseignants) pour discuter de l’occupation ou non des locaux le week-end. Les étudiants grévistes décidant au final que l’occupation des locaux jusqu’au samedi 20h00 était un compromis suffisant leur permettant d’affiner l’organisation des actions de la semaine qui vient.

 

Enfin cette fin de semaine a été marquée par le mail des doyens de Tréfilerie, menaçant les étudiants d’une année blanche en cas de poursuite du mouvement. Ce mail a soulevé l’indignation de tout le monde: des grévistes tout d’abord car ils y voient une fois de plus une stratégie de mensonger pour stopper le mouvement, des enseignants aussi, puisqu’ils ne cessent de répéter que nous trouverons des aménagements en temps voulu et qu’ils y réfléchissent déjà. Enfin, de l’ensemble des étudiants qui ont pu avoir le sentiment d’être manipulé et trompé par la contradiction entre ce discours des doyens et celui des enseignants.

Le second mail diffusé vendredi soir à la demande des enseignants principalement mais aussi des étudiants grévistes,, est venu largement infirmer les propos alarmistes du mail précédent, ce qui doit alerter chacun et chacune sur la prudence à conserver devant ce type de communications lorsqu’il émane de la présidence ou des doyens.

 

Quoiqu’on pense des éventuelles « erreurs » des grévistes, il faut avant tout comprendre que la présidence de l’UJM essaye de casser la grève. Le mouvement continue et nous espérons que la semaine qui vient nous laissera le temps de mettre en place toutes les actions prévues.